Les clés et signes du roman
Faites nous part des clés et signes que vous arrivez à décoder dans le roman
L’Evangile de Thomas source d’inspiration de l’auteur ?
Au verset 1 de l’Evangile de thomas (évangile en langue coptedécouvert en 1940) il est écrit : « celui qui ne trouvera pas l’interprétation de ces paroles , ne goûtera pas la mort ». Au verset 2, il rajoute : »Que celui qui cherche ne cesse de chercher, jusqu’à ce qu’il trouve. Et quand il aura trouvé, il sera troublé; quand il sera troublé, il sera émerveillé et il règnera sur le tout » Trouver doit être compris ici comme, parvenir au royaume, c’est à dire, apaisement total des sens, domination de soi, contrôle total. Thomas, le disciple, dit aussi aux apôtres, après avoir eu un entretien avec Jésus : « Si je vous dis une seule des paroles qu’il m’a dites, vous prendrez des pierres et kles lancerez contre moi; alors un feu sortira des pierres et vous brûlera ». Certains personnages du livre auraient-ils trouvés pendant que d’autres chercheraient ?
Sarlat comme lieu de résidence du héros : le héros va se trouver malgré lui chargé d’une mission spirituelle. successeur de Saint bernard de Clairvaux, qui je l’ai appris cet été, est passé à sarlat et y aurait mis fin à une épidémie de peste.
Le nom de Mason : hommage à Sean Connery dans « Rock » ?
Le prénom du héros : Jhonas
Comme le héros des écritures (rappelons que Jhonas se trouve dans les trois religions du livre : Judaïsme, Islam et Christianisme) le héros a été happé par un milieu hostile. Le passé de Jhonas Pilton est identifié à la baleine qui après l’avoir dévoré le rejette. Parabole pour démontrer qu’il existe plusieurs vies dans une vie d’humain. Qu’un évènement apparement dévastateur dans notre vie peut être à l’origine d’une renaissance. On peut penser qu’initialement, le héros devait se prénommer Thomas (l’apôtre sceptique). En effet, dans les premières pages du livre il existe une phrase où le prénom de Jhonas se change en Thomas. Quand on connaît l’auteur, on fini même par douter que cette coquille soit involontaire, tant ses textes comportent parfois de niveaux de lecture.
La théâtralité de Badinguet : Petit clin d’oeil au côté théâtral des cultes en général, ou bien uniquement à celui de l’Eglise catholique ? En tout cas, un Smith et Wesson en 44 avec réducteur de son n’existe qu’en « customisé ». de plus, avec un revolver, c’est totalement inutile. D’où ma réflexion : L’auteur s’y connait visiblement très bien en armes à feu. Alors pourquoi cette erreur ? Un lacune ? Je ne crois pas. Sans doute pour une des raisons que j’évoque plus haut. A moins qu’il n’ait fait du personnage de Badinguet un homme obsédé par le symbolisme phallique monstrueux. Un modèle 29 avec un réducteur, c’est gros, et inefficace au niveau du silence. Mais quel sentiment de virilité cela doit donner à un détraqué !!!
Le Tau avant le nom, en latin, de la famille chargée d’un secret. Gravé sur un bâtiment ancien.
Le tau est le symbole de l’ordre des franciscains. Ordre créé par François d’Assise dans un monde en plein boulversement. Un monde qui passe de la vie rurale à la naissance des communes, d’un troc faisant partie du commerce à un commerce essentiellement basé sur l’argent et le gain, non plus l’équlibre de l’échange. Bref, à tout point de vue (religieux, intellectuel, social, économique), c’est un monde en mouvement, en gestation, et qui le sait, et qui espère, qui attend beaucoup du présent et de l’avenir. Mais déjà l’élan est biaisé et ce sera aussi la loi du plus fort, ou du plus riche. À travers plusieurs épisodes de sa vie, François fera l’expérience de tout cela.
Le tau représente donc l’orientation de l’utilisation du pouvoir des initiés : préserver ou restaurer un monde moins matérialiste et vénal, plus spirituel que matériel. Le tau est là pour démontrer la puissance et la persistance de cette quête malgré les siècles, les civilisations et les guerres. La persistance de cette recherche d’un monde meilleur par les hommes « au coeur pur ». Cette persistance, et non résilience, qui démontre s’il en est besoin l’inadaptation de nos sociétés mercantiles à l’épanouissement philosophique et spirituel de l’humain.
